J'ai transmis ce jour ma participation à l'appel à Textes pour le N°19 de la si singulière Revue L'Ampoule ouvert jusqu'au 15 mai prochain.
"Tout registre et tout style (nouvelles comme articles) sont les bienvenus, du moment que les contributions proposées soient écrites en prose, textes brefs à 20 000 signes maximum espaces comprises.(...) Les envois relatifs aux fous littéraires ainsi qu'à la parole pamphlétaire (ironie, sarcasme, discordance langagière, notations injurieuses, slogans provocateurs, invectives, transgression des conventions, etc.) feront l’objet d'un examen particulièrement attentif."
J'ai inclus dans ma nouvelle un clin d’œil appuyé à l'univers de Claire Bretécher, d'où le choix de cette illustration de sa main, extraite du recueil "Les mères" (Dargaud, 1982)
Mon récit explore la violence psychologique maternelle, l’ironie du destin, et la dérision sociale face à une plainte intentée par la narratrice contre sa propre mère. À travers des lettres vitrioliques, cette dernière exprime une haine viscérale envers sa fille, l’accusant de tous ses échecs. Le procès, qui se déroule à Angoulême, ville emblématique de la bande dessinée et de la satire, tourne au grotesque : les lettres de la mère, lues à l’audience, provoquent l’hilarité du public et transforment l’accusée en figure presque héroïque, tandis que la plaignante, déjà fragilisée, devient la cible de moqueries. Son histoire bascule alors dans l’absurde, entre pamphlet familial et tragédie intime.